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jeudi 29 mai 2008

Un centre commercial à Ampasampito


Lu sur Tribune de Madagascar le 29/05/2008, par Manjakahery Tsiresena.


L’adjointe au maire, Olga Rasamimanana a officialisé hier la mise en service de la gare routière d’Ampasampito. Lors des interviews qu’elle a accordées aux journalistes, elle a affirmé que « le maire de la ville d’Antananarivo projette de construire un centre commercial moderne à côté de la gare routière d’Ampasampito ».

Madagascar Tribune : Est-ce qu’il y aura d’autres travaux à faire à l’intérieur de cette gare routière ?

- Olga Rasamimanana : « Le maire a un projet de construction de centre commercial moderne à côté de cette gare routière. Ce projet met en exergue le partenariat entre la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), et des opérateurs privés. Les négociations sont en cours en ce moment. Ainsi nous ne devrons plus trouver des commerçants ambulants à l’intérieur de cette gare ».

Pour ce qui est de la gestion de cette gare, est-ce que vous avez fait appel à des opérateurs privés ?

- « Pour l’instant, cette gare est mise en régie directe par la commune elle-même. Mais nous préparons sa mise en concession. Il y aura un appel à manifestation d’intérêt à faire. Nous avons aussi instauré une nouvelle organisation, en conformité avec les règles imposées par le ministère des Transports et de l’agence des transports terrestres ATT ».

Est-ce que la gare routière d’Ambodivona sera encore maintenue ?

- « La gare routière d’Ambodivona n’abrite pas seulement des coopératives reliant Antananarivo de l’Est de Madagascar. Il y a aussi d’autres coopératives reliant Antananarivo au Nord de Madagascar, qui utilisent cette gare. D’où le maintien de cette gare. Il y a une collaboration avec la compagnie pétrolière Total pour la réfection de cette gare. Et il y aura un appel d’offres pour sa rénovation ».

mardi 20 mai 2008

Hôpital d'Ampefiloha


Lu sur L'Express de Madagascar le 20/05/2008, par Noro Haingo Rakotoseheno.

Les blocs opératoires débordés
Beaucoup de patients, attendant d'être opérés à l'hôpital d'Ampefiloha, se plaignent du temps que cela prend. Certains responsables avancent l'insuffisance des blocs opératoires pour expliquer la longue liste d'attente.

Le Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (Chujra) à Ampefiloha est à bout de souffle. Plusieurs patients, qui nécessitent une intervention chirurgicale, malgré leur état, se résignent à attendre leur tour d'entrer au bloc opératoire. Cette situation cruciale se rencontre dans les divers services de l'hôpital où le mécontentement transparaît à travers les conversations de couloir entre les familles accompagnatrices.
Pas plus tard que la semaine dernière, Félicité Razanakolona, mère de famille qui amenait en urgence sa fille de 11 ans souffrant d'une crise d'appendicite, s'était mise en colère. «Ma petite fille se trouvait dans un état critique depuis deux jours, sans que les médecins se disposent à l'opérer».

Une raison technique
«Un responsable s'est contenté de m'affirmer que l'intervention aura bien lieu, mais qu'il faudra patienter en attendant son tour, alors que la vie de mon enfant est en danger», a-t-elle déploré. Les patients se trouvant dans la même chambre que la fille de Félicité Razanakolona, obéissent avec fatalisme à la même consigne.
La raison de cette situation cruciale est très technique, comme l'explique un autre responsable. «Nous sommes contraints d'utiliser les moyens dont nous disposons. Seules quatre salles d'opérations sont fonctionnelles dans l'hôpital et chaque bloc ne peut accueillir que trois malades à la fois. Il appartient, de ce fait, à chaque chef de service d'organiser les interventions selon la gravité du cas de chaque malade», précise-t-il.
Le problème perdure depuis quelques années. Toujours d'après notre interlocuteur, l'ouverture des quatre autres blocs opératoires dépend des ressources en personnel et en matériel accordées par le ministère de tutelle. «Nous avons soumis notre demande auprès du ministère de la Santé et du planning familial. Nous attendons son accord», poursuit-il.
Les quatre salles d'opération fonctionnelles correspondent à l'effectif actuel de médecins et professeurs pratiquant au HJRA. En moyenne, une Centaine de malades sont admis au service d'urgence de l'hôpital. La plupart nécessitent des interventions chirurgicales immédiatement après les examens nécessaires. D'autres sont transférés au service de réanimation d'urgence.

Palais d'Iavoloha


Lu sur L'Express de Madagascar le 20/05/2008, par Mamy Nohatrarivo.

Attention présidentielle pour le maire de la capitale
Après l'absence de l'Exécutif, Place du Treize-Mai samedi, le maire d'Antananarivo a eu hier l'honneur de la tribune officielle au palais d'état d'Iavoloha. Une manière diplomatique de rectifier le tir à l’occasion de la formation de maires

Le chaud et le froid. Le président Marc Ravalomanana a eu, hier matin au palais d'Iavoloha, une attention particulière pour le maire d'Antananarivo. L'absence du gouvernement samedi, lors du lancement des travaux de reconstruction de l'Hôtel de ville, a été vite interprétée comme un désaveu public de l'initiative d'Andry Rajoelina.
Les effets négatifs ont été corrigés de façon diplomatique devant les 1 746 maires de Madagascar, présents à Iavoloha pendant la formation organisée par le ministère de la Décentralisation. Hier matin, Andry Rajoelina a eu l'honneur de la tribune officielle.

Favorable aux audacieux
Lors de la cérémonie d'ouverture, le chef de l'état a invité le maire d'Antananarivo à prendre la parole, car « sa ville héberge les participants ». C'est aussi à ce titre que la maire de Bongatsara, la commune du palais d'état, a été invitée pour une intervention. Mais auparavant, le Président devait jeter des fleurs à ceux qui sont audacieux. « J'aime l'audace et les audacieux », précise-t-il. Comme par un échange de bons procédés, Andry Rajoelina a remercié Marc Ravalomanana de contribuer aux fonds de reconstruction de l'Hôtel de ville. Il a été ensuite reçu en tête à tête, pendant environ une demi-heure, par le président de la République, après le gouvernement puis les ambassadeurs.
« C'est exceptionnel, déclare un habitué des audiences présidentielles. Le président Ravalomanana est expéditif. Il n'accorde des audiences d'une telle durée que pour des choses ou des personnalités importantes ». Il n'a pu être confirmé s'il y a été question des évènements de samedi. Ce jour-là, le corps diplomatique avait massivement répondu à l'invitation du maire de la capitale, tandis que l'absence du gouvernement avait été diversement commentée.
Rien n'a filtré d'une audience que le maire d'Antananarivo a simplement qualifié d'« échanges entre père et fils ». Il a tout juste révélé que leur conversation a surtout porté sur les futurs travaux de l'avenue de l'Indépendance.